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Commentaires

Pierre d'Aragon

http://amenagementduterritoire.over-blog.com

Attention Plus tu parles du Francois plus tu lui fait de la PUB !
Le PB c'est que depuis que les socialistes ont accepté le libéralisme économique la différence droite/gauche n'est plus vraiment évidente et donc il a raison le bougre ca devient un peu con de se fixer la dessus comme une moule sur un rocher!

Le Francois n'est il pas en train de devenir le Le Pen du centre , je veux diore un vote de protestation mais polithiquement correct ???? Bayrou au second tour il fera pas 20% lui !

Lavande & Coquelicots

Ne pas parler d'une chose en espérant qu'elle disparaîtra d'elle-même est un mauvais réflexe. Bayrou tente une OPA sur l'électorat socialiste, en espérant ensuite au deuxième tour battre Sarkozy.

Il est temps de simplement montrer que celui qui surfe sur une petite poussée dans les sondages manque terriblement de propositions sérieuses le distinguant de ses concurrents. A force de ne pas vouloir choisir de défendre une vision de la société, et en prétendant pouvoir établir des synthèses impossibles, il se retrouve forcément face à ses contradictions : il veut un Premier ministre de gauche, mais personne à gauche ne veut de lui comme président.

Bayrou est isolé, et ne rallie pas. Il fait même figure de repoussoir pour les élus UDF, dans la mesure où ils sont évidemment élus avec les voix de la droite. L'UDF a fait partie de la majorité parlementaire à l'Assemblée nationale, jusqu'à ce que la proximité des présidentielles et l'ambition de Bayrou ne l'engage dans une stratégie d'opposition molle.

versac

Encore un sommet de critique pertinente et objective !

"A l'image de Ségolène Royal, François Bayrou a suivi l'itinéraire des hauts fonctionnaires désireux de faire carrière en politique"

Il n'a pour ainsi dire jamais été fonctionnaire, n'est pas énarque, et on se demande si l'agreg de lettres est le sésame pour une carrière politique toute tracée.

La similarité de parcours se ferait plutôt avec un certain N.S., puisque leurs parcours sont en effet plus ceux de "professionnels de la politique" auyant chois à des moments de leur parcours des options risquées (Balladur pour NS, indépendance de l'UDF pour Sarkozy).

J'adore aussi le "persuadé depuis tout petit qu'il va devenir président". L'accusation d'ambition porte fort comme un élément de différenciation négative par rapport au candidat de droite !

Décidément, le Bayrou slapping est un nouveau sport apprécié à droite comme à gauche. Pas sûr que ça lui soit négatif. Surtout si les arguments personnels montrent ses similarités avec le candidat de droite.

Lavande & Coquelicots

Il est au contraire fonctionnaire depuis le tout début de sa carrière, ce qui constitue toujours un parachute appréciable. La sur-représentation des fonctionnaires parmi la classe politique française n'est pas un mythe, Versac. Ils représentent quasiment la moitié des députés à l'Assemblée.

Comme Ségolène Royal, François Bayrou a commencé très tôt la politique par le biais des cabinets ministériels, le rapprochement est donc pertinent.

Quant à l'allusion au destin présidentiel auto-proclamé de Bayrou, il vient de son propre entourage. Bayrou est un personnage qui vit dans son monde, et qui ne supporte pas les critiques internes.

Il est particulièrement malvenu pour lui de prétendre rassembler gauche et droite, alors qu'il exclut de son parti tous ceux qui montrent un penchant vers l'un ou l'autre de ces deux bords.

Enfin, je note que tu t'es bien gardé de commenter les propositions de Bayrou, préférant faire comme si ce billet ne portait que sur son parcours...

zirikolatz

C’est vrai qu’il fut président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques.
Les collégiens de l’époque pourront se remémorer que sous François Bayrou au « Parlement de Navarre » le département du 64 était classé en 95ème position en matière de fonctionnement des collèges (classement de l’Express).
Il était à l’époque ministre de l’éducation et rappelons qu’il est prof agrégé.

Aneke

Bayrou n'est pas seul, il a le soutien des ex de Sarko. Moi par exemple,.... et il y a beaucoup d'autres.

Fred

- On dirait qu'il n'y a pas d'argument politique à l'UMP. Les déclarations de Bayrou sont coupées, sorties de leur sens alors que tout est clairement exposé sur bayrou.fr. Je ne lis d'ailleurs ici que des impostures qui confirment mon choix définitif dans la personne de François Bayrou.
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- Bayrou, un parcours classique ? Ne vous aventurez pas dans des argumentaires de ce genre. Car c'est précisément l'histoire du candidat qui m'a fait apprécié cet homme et qui lui donne sa stature de chef d'état impartial ! En effet j'ai plus tendance à croire Bayrou qu'un ancien avocat dont l'honneur n'a d'égal que l'empathie de ses amis millionnaires ! Nicolas Sarkozy n'a aucun sens de l'intérêt général. C'est la raison pour laquelle ceux qui veulent ENFIN un vrai pays pro-entreprise et bien géré ont plus intérêt à voter Bayrou.
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- D'ailleur, j'ai plus tendance à croire un candidat qui est le seul :
1) à avoir travaillé de ses mains dans sa vie (cultivateur). Bayrou dirige encore l'exploitation.
2) à gérer actuellement une jeune entreprise : un élevage de chevaux qui produit des champions de race
3) à avoir eu une carrière intellectuelle de professeur de français, latin et grec.
4) à avoir écrit des livres d'intérêt public. Notamment une biographie du roi Henri IV qui fait référence chez les historiens professionnels et dans le monde enseignant.
5) à m'avoir vraiment intéressé à la politique pour la première fois de ma vie : mon premier meeting politique, ma première campagne de tractage, ...
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- Pour être un bon président, il faut avoir une grande culture générale, avoir l'expérience des choses de la vie, un fond de convictions et une vision très large des compétences et des lacunes de son peuple. Or sur tout ces point Nicolas Sarkozy est en total défaut. Les preuves sont son attitude hautaine, ses réactions défensives, son oubli des héritages de la droite française et son agitation réactionnaire vernie de fausse tranquillité. Non, je ne crois plus en cet homme et j'ai accepté cette vérité même si elle fut difficile à admettre. Déjà quand j'ai constaté les sifflets de meeting à l'égard de Michelle Alliot-Marie, ancienne présidente du mouvement quand même, j'ai compris que le parti unique avait été "noyauté". Ajoutez à cela un culte de la personnalité indigne d'héritiers tels que De Gaulle et je vomis toutes les idées Sarkozystes que j'avais pu avaler ! Ca c'est du Lepénisme ! Alors n'allez pas reprocher à François Bayrou de propager les idées de Le Pen quand votre chef utilise ses mêmes méthodes. J'ai toujours voté à droite, mais hors de question que je vote pour un carriériste prosélytes !
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- Vous vous étonnez que François Bayrou, la révélation de ces élections, ai exercé des fonctions politiques importantes . Mais bien heureusement ! Il a d'ailleurs très bien travaillé à l'éducation nationale (BAC L, ES, S, stage en 3ième, rectorat de Guadeloupe, etc). Les enquêtes d'opinion chez les parents, les élèves et les profs prouvent que c'est à cette époque que les français ont eu la meilleure opinion de leur système éducatif. Vous irez vérifier.
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- Cher électeurs, essayez de lire entre les lignes : soyez attentif à cet ordre établi à la tête du pays. Il y a un gros ménage à faire afin que la république redevienne impartiale et honnête. Je vais m'en expliquer plus bas. CAR C'EST MAINTENANT QUE LA RÉPUBLIQUE EST IMMOBILE. La preuve est que l'UMP promet pour 50 milliards les mêmes choses qu'il n'a pu faire depuis 2002 après avoir objectivement dégradé la situation. Je dis objectivement parce que la dette a augmenté, la sécurité perçue n'a pas baissé (un député UMP disait l'an dernier que les statistiques sont la forme de MENSONGE la plus perfectionnée!), le nombre de travailleurs pauvres, d'intérimaire et de RMIstes ont grandement augmenté, le pouvoir d'achat immobilier n'a pas été contrôlé car la spéculation immobilière a été encouragé par les lois Robien et le laisser-faire vis-à-vis des crédits bancaires. Alors comment pouvez-vous accuser François Bayrou d'immobilisme ? La peur peut être ?
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- Vous accusez François Bayrou de na pas avoir pas de positions fermes. Vous prétendez qu'il est un candidat égocentrique ou égoïste. D'ailleurs vous dites du "ni-ni" . C'est bas.

Je vous donne donc un contre-exemple dans son projet qui prouve sa VRAI VISION DE L'INTERET GENERAL. Il veut réformer nos structures de pouvoirs de manière très moderne en partant des constats suivants :

# Il est urgent d'admettre qu'il existe dans l'administration, dans certaines autorités de régulations (CSA, Conseil de la concurrence, Cours des comptes, Commission de régulation de l'énergie, etc) ou à la tête de grands services publics des intérêts partisans qui ont été installés parfois sciemment, parfois par négligence.

Voici comment la république de François Bayrou règlera le problème de partialité à ce niveau : en instaurant des nominations "à l'assemblée nationale en majorité qualifiée (2/3)" en lieu et place des actuelles nominations par les ministres. Ainsi tous les partis devront forcément se mettrent d'accord pour nommer la personne la plus compétente et la moins suspecte.

* Pour bien comprendre l'enjeu de cette mesure, je donne un exemple : est-il normal que le président du CSA qui vient d'être nommé soit, comme par hasard, l'ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy ? A la limite, il a peut être prouvé sa compétence en audiovisuel, je ne sais pas ? Quoi qu'il en soit son ancienne fonction le rend suspect aux yeux du centre et de la gauche. Donc dans le système que propose François Bayrou, il n'aurait jamais été choisi ! Pourquoi est-ce actuellement si grave et si prioritaire ? Parce qu'après quelques années de gouvernance l'état se retrouve complètement vérouillé. Quand le camp adverse arrive, l'opposition, toutes les "manettes" sont trafiquées ! On va donc perdre encore 3 ans le temps que les nouvelles nominations ministérielles se fassent, ce qui est scandaleux ! Alors, vu comme ça, d'accord ou pas d'accord avec le projet d'impartialité de François Bayrou ?


# Il est urgent d'admettre que les "petits" entrepreneurs, les "petits" agriculteurs, les "petits" artisans et plus généralement tout ceux qui sont "petits" dans ce pays sont négligés, jamais pris en compte et souffrent. Ceux là c'est 95% des entreprises et 80% des emplois ! Or, on nous affiche régulièrement à la TV la guerre des lobbys du MEDEF (quelques "grandes" entreprises seulement) contre les "grands" syndicats du service public et des grands groupes. Ces gens là posent seuls leurs conditions au gouvernement pour un intérêt soit disant "général". Ce qui est incompréhensible et injuste c'est que lesdits "partenaires sociaux" soient les seuls influents ! La vérité c'est que peu de gens se sentent représentés par ces partenaires dit "sociaux". Notamment tout ceux qui bossent à leur compte 12 heures par jour pour un revenu médiocre après impôts. Tous les salariés éparpillés entre les TPE/PME et les agences d'intérim font aussi parti de cette majorité silencieuse. Que fait-on avec tous ces oubliés du débat économique ? On leur envoit juste la feuille d'impôts sans plus d'explications. Sans parler que dans l'état actuel, les recettes remboursent juste les intérêts de la dette. Ca explique le sentiment grandissant "qu'il n'est plus possible de bosser en France".

*Je donne un exemple : est-il normal qu'un producteur de tomates français soit devenu obligé de vendre au supermarché ses produits à 30 cents d'euros par kilo, payable en 120 jours, alors qu'ils seront vendu en 2 semaines à 3 euros le kilo ?

1) Si vous calculez bien, cela fait un capital d'argent considérable pour le grand distributeur qui pendant 100 jours va faire fructifier cette somme d'argent, notamment en bourse.

2) Pendant ce temps là, le "petit" producteur aux abois n'a même pas couvert ses frais de production et attend d'être payé ! C'est une deuxièeme injustice sur laquelle l'état donne un blanc-seing aux "grandes enseignes". Les raisons m'échappent : ignorance, chantage à l'emploi, chantage aux taxes professionnelles, copinage, stupidité ?

3) Comme si ce n'était pas suffisant, il y a d'autres "grands" gagnants de cet ordre établi : les firmes agro-alimentaires. Celles qui peuvent se permettre de concéder des "marges arrières" à ces mêmes supermarchés pour voir leur nourriture chimique exposée à bas prix en tête de gondole. Ainsi, ils annihilent définitivement toute concurrence des "petits" producteurs indépendants. Et l'état dans tout ça ? Va-t-il enfin arbitrer ?

4) Pour finir ce tableau cynique, Monsieur Leclerc vient jouer les bons samaritains à la TV pour proposer de reverser aux consommateurs une partie des "marges arrières". "Afin que les prix baissent" sur la merde chimique en boite ! Le ministre de l'économie de l'époque, Monsieur Sarkozy acquiesce et tape des deux mains : "grace aux gouvernement les prix baissent". Quelle démagogie !

5) Pendant ce temps là, les autres "petits" distributeurs indépendants comme les bouchers-charcutier-tripers, les épiciers, les herboristes ou les boulangers voient leurs savoir-faire disparaîtrent chaque jour un peu plus au dépend du service de proximité qu'ils nous apportaient !

Pour résumer le problème : entre la qualité qui baisse, l'appauvrissement de l'offre alimentaire, les prix qui montent, l'obligation de prendre sa voiture pour faire des courses parce que les services de proximité disparaissent et les grands distributeurs qui parallèlement montent en bourse ... il est où l'intérêt général ?


En conclusion chers lecteurs : l'inégalité de traitement et la partialité des décisions économiques, ça existe ou ça n'existe pas ?


# Enfin il est urgent d'admettre que certains principes ne sont plus méthodiquement respectés dans le fonctionnement de l'état.

*Je donne un exemple : est-il normal qu'un grand patron du BTP qui, le midi, gagne et signe des contrats avec le ministre d'état soit autorisé à être l'actionnaire majoritaire du premier journal télévisé le soir ? On a le droit de croire que dans la situation actuelle, cela n'a aucune influence, que le ministre d'état en question ne va pas être "récompensé" pour sa signature. On a le droit ! Mais dans le principe, personne ne pourra contester que c'est la porte ouverte à tous les abus. On a pas besoin de ça sachant que des abus, il y en a de plus en plus.


Pour conclure, il faut prendre conscience que c'est cette somme de petits abus qui font l'inefficacité voire l'impuissance de nos politiques ! La solution ? Et bien comme quand un différend éclate dans une grande famille, la seule solution est de réunir tout le monde autour de la table afin de tout remettre à plat. C'est le constat et l'objet de la campagne de François Bayrou depuis le début, personne d'autre que lui n'en parle avec autant de conviction !


D'autre part, François Bayrou a le projet de créer une "sixième république" avec 50% de représentation et 50% de proportionnelle comme ce qui se pratique avec succès en Allemagne. Il va renforcer le rôle de l'assemblée nationale et donner davantage de responsabilités arbitrales au chef de l'état. Aujourd'hui, avec 100% de représentation, plus de la moitié des électeurs n'ont pas leurs idées représentées devant le parlement. Ainsi Le Pen aurait eu bien moins de crédit aujourd'hui si on l'avait laissé baver ses diatribes à visage découvert devant notre assemblée!

Quant à cette calomnie sarkozienne de prétendu "retour à l'instabilité de la IVième république, le régime des partis", c'est une ineptie de plus ! En effet, le président fort, chef de l'executif n'existait pas pour arbitrer avant 1958 ! D'autre part, il n'est pas question avec François Bayrou de créer un système 100% proportionnel. Donc c'est un non-argument.


Je ne suis plus à convaincre, c'est à vous de me dire pourquoi Sarkozy vous parait encore convenable. En tout cas Bayrou est à mon avis le meilleur.

Lavande & Coquelicots

Cher monsieur,

Vous avez manifestement beaucoup de temps à consacrer à la défense de François Bayrou, tant mieux. Allons pourtant à l’essentiel. Vous prétendez que les citations ci-dessus sont détournées de leur contexte, c’est faux, retournez le constater sur le site de votre idole. Pour notre part, nous n’avons nulle idole, simplement la volonté de soutenir un président qui ait les moyens de faire changer les choses en France. La gauche se noie dans les tréfonds de l’immobilisme passéiste, et Sarkozy est pour la droite un espoir d’assumer enfin les réformes structurelles dont notre Education, notre société, notre pays a besoin. Tenter un trait d’union entre ces deux visions de la France revient à se situer au milieu… du gué, et à ne plus savoir quelle berge choisir.

Que cela vous plaise ou non, Bayrou, le fonctionnaire devenu politique, l’ancien ministre devenu chef de parti, le candidat du ni-ni et du refus du système, est une parfaite incarnation d’un parcours classique. Cracher sur la richesse de certains amis de Nicolas Sarkozy n’améliore pas particulièrement un débat que vous prétendiez pourtant élever.

Sur vos longs développements, soyons clairs : nous n’avons jamais prétendu que Bayrou serait un infâme salopard inculte, sournois, maléfique et nuisible. Pour autant, la bulle médiatique sur laquelle il surfe ressemble fort à celle qui a jadis (10 mois, c’est déjà long !) permis l’émergence de Ségolène Royal à gauche. On sait depuis le sort qui fut le sien. L’électorat de Bayrou est volatile, chacun le sait, d’autant qu’une partie de ceux qui expriment aujourd’hui une intention de vote sont des déçus de la candidate socialiste… mais oublier le réflexe du vote utile est une erreur de la part des supporters farouches de Bayrou.

Par ailleurs, nous n’avons jamais accusé Bayrou d’être lepéniste ; nous avons simplement recadré sur l’échiquier politique certaines de ses propositions. Et, partant, sa propension à se présenter au centre, alors qu’il est surtout un extrême, comme il aime d’ailleurs à le rappeler. Mais un extrêmement isolé. Je jetais un œil tout à l’heure sur la composition des groupes politiques à l’Assemblée sous la IVe République : un vrai puzzle. C’est là la seule perspective proposée par François Bayrou, qui est au moins autant ambitieux que Sarkozy, pour la France mais aussi pour lui-même.

La rupture proposée par Nicolas Sarkozy, c’est la rupture avec une politique molle, faite de demi-réformes. Sarkozy a dû se défaire dans son propre camp d’adversaires farouches, résolus à garder le pouvoir pour ne rien en faire et laisser la France sombrer. Nous refusons cette lente dérive. Il n’empêche que depuis 2002, la situation de notre pays s’améliore, hélas trop lentement ! Le chômage a baissé, cette baisse étant confirmée par l’augmentation du nombre de cotisants. L’effort en faveur du logement est sans précédent, grâce à l’efficacité de Jean-Louis Borloo : de moins de 40 000 en 2001, le nombre de logements sociaux construits chaque année a atteint les 80 000 en 2006, et atteindra les 100 000 en 2007. Les mesures en faveur du logement sont d’ailleurs nombreuses :
http://ump13.typepad.fr/citoyens/2006/11/politique_socia.html

Vous parlez précisément d’une proposition de Bayrou, intéressante en elle-même. Le problème, c’est que vous jetez un discrédit de principe sur l’ancien chef de cabinet de Sarkozy, sans doute parce que vous ignorez quelles sont exactement les fonctions d’un chef de cabinet et sans doute aussi parce que vous considérez qu’un homme appartient à celui avec qui il a pu travailler. Si l’on vous écoutait, les préfets ne seraient jamais reconduits dans leurs fonctions, et la suspicion règnerait en maîtresse ! Est-ce là le monde dont vous rêvez ?

Vous parlez des "petits" (entrepreneurs, agriculteurs, artisans…) : fort bien ! Et où croyez vous qu’ils appartiennent en propre à François Bayrou ? Une fois encore, Bayrou n’a pas d’assise politique, et aucun moyen de mettre en œuvre le programme qu’il prétend proposer, à grand renfort d’images d’Epinal et de dénonciation des technocrates de Bruxelles : est-ce là le candidat que vous défendez vraiment ? Quel destin pour la France, que de se retrouver ballotté dans l’indécision permanente entre la gauche et la droite ! Bayrou entend-il réussir à faire voter ensemble Arnaud Montebourg et Eric Raoult en matière de création d’emploi et de politique économique ?!

En matière de pouvoir d’achat, sur lequel vous avez raison d’insister, Sarkozy est le seul à avoir obtenu une réforme des marges arrière, et la loi Galland est désormais dans la ligne de mire. L’Etat ne donne aucun blanc-seing contrairement à ce que vous semblez croire ; mais il y a des candidats qui sont dans le verbe – Bayrou est de ceux-là – et d’autres dans l’action – et l’on retrouve Sarkozy.

Absolument d’accord avec vous quand vous rappelez qu’en cas de désaccord dans une famille, tout le monde doit se réunir autour de la table pour tout remettre à plat. Et c’est précisément ce que Bayrou a refusé de faire en 2002. Depuis, il n’a de cesse de rechercher le moindre sujet sur lequel il pourrait manifester telle ou telle autre différence avec une UMP dans laquelle se reconnaissent pourtant quasi TOUS les élus UDF. Il n’y a aucun différence idéologique entre l’UMP et l’UDF : il n’y a qu’une peur chez Bayrou de ne pas réussir à s’imposer comme le candidat de rassemblement, ce qui l’a conduit à son cheminement solitaire.

Pour faire face aux problèmes concrets que vous relevez dans la vie des Français, nous n’avons pas besoin d’une prétendue miraculeuse VIe République. La politique, ce n’est pas dire des mots et promettre que tout le monde sera d’accord après. Il faut dire comment l’on va faire. Bayrou ne sait pas. Bayrou n’offre aucune autre assurance à la France et aux Français que la politique de la confusion permanente. L’immobilisme, de peur de perdre une majorité sans arrêt introuvable. Il est irréaliste de vouloir concilier la droite et le socialisme.

Vous m'excuserez, j'ai fait plus court que vous.

Bien cordialement,

L&C

Chantal

LOL, à quoi ça sert de se prendre la tête. Pour Sego c'est plié et c'est ça l'important.
Si Sarko passe je serai un peu déçu mais franchement c'est pas si grave. Il saura bosser et s'entourer d'autre chose que des élephants roses.
Bayrou Président / Liberez Duhamel.

nusbaumer

Mon cher FRANCOIS, au moment de délivrer votre message à vos précédents électeurs :
La politique, c’est comme le tracteur :
Levier de vitesse sur AVANT, c’est la droite
Levier de vitesse sur ARRIERE, c’est la gauche (la sinistra)
Levier de vitesse sur NEUTRE , c’est le POINT MORT
On n’a pas encore inventé le Levier de vitesse à la fois sur AVANT et sur ARRIERE ; c’est ça le MAILLON FAIBLE en POLITIQUE AUSSI

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