Michel Sappin, préfet de la région PACA, a signé le 8 février un arrêté notifiant à Bernard Granié sa démission d'office de tous ses mandats. L'avocat de Bernard Granié a immédiatement indiqué qu'il comptait attaquer cette décision devant le tribunal administratif.
Depuis le 20 janvier, l'avocat de Bernard Granié prétendait que son client n'avait pas à démissionner de ses mandats, malgré une peine d'inéligibilité que le tribunal d'Aix-en-Provence avait tenu à assortir d'une exécution provisoire. Par communiqué de presse, l'ancien président du SAN avait assuré qu'il entendait rester à la tête de la très riche intercommunalité. Le 6 février dernier, il présidait encore un comité syndical et narguait publiquement la Justice en réaffirmant son intention de rester à la barre jusqu'au procès en appel, fin 2010 ou début 2011.
Depuis le 20 janvier, nous avons dénoncé l'attitude scandaleuse et honteuse d'un élu qui bafoue publiquement la Justice. Après la constitution d'une Commission Ethique, nous avons attiré l'attention sur une série de jurisprudences, et rappelé l'obligation faite au préfet de notifier immédiatement à Bernard Granié sa démission d'office. Nous avons alerté la presse locale et nationale, saisi le préfet et le sous-préfet, interpellé le Garde des Sceaux, le ministre de l'Intérieur, ainsi qu'Eugène Caselli et Martine Aubry.
L'arrêté signé hier par le préfet sonne comme une victoire non pour nous, mais pour tous les citoyens attachés au respect de la loi.
Quant à Bernard Granié, qui lors de son procès tentait de justifier avec désinvolture les 940 euros trouvés sur lui alors qu'il n'effectuait plus aucun retrait d'argent liquide depuis trois ans, qui n'a pas commenté le courrier très amical -avec offre de services- retrouvé chez lui dans une boîte à chaussure et envoyé par un individu fiché au grand banditisme, qui n'a pas eu la décence entre le 20 janvier et le 8 février de présenter sa démission, qui narguait encore et toujours la Justice en affichant un sentiment d'impunité, c'est pour lui un cinglant rappel à la réalité.
Il est temps de rétablir sur le territoire du SAN Ouest-Provence un clivage politique sain, débarrassé de ceux qui discréditent durablement l'ensemble de la classe politique française.
Dans son intérêt et dans celui des habitants du SAN, nous veillerons à ce que Bernard Granié ne se rende pas coupable de gestion de fait malgré son interdiction d'exercer une fonction publique.






vous n'avez que ce genre d'article à publier? eh bien je suis heureux de ne pas être ump!!!
Rédigé par : jojo | 06 mars 2010 à 23:53
La lutte contre la corruption est censée faire consensus. Manifestement pas pour vous et votre parti.
L'honnêteté est une valeur que nous défendons, peu importent les critiques.
Rédigé par : Droite-au-Coeur | 07 mars 2010 à 16:00